De quoi on parle au juste, avec les émotions ?

Vous l'aurez compris, la conviction de Cabane, c'est que séparer le pro du perso a aussi peu de sens que de séparer le mental de l'émotionnel.


Mais quand on parle d'émotionnel, que veut-on exprimer au juste ?


L'idée est avant tout de comprendre de quoi on parle.

Une émotion, c'est un mouvement intérieur qui nous traverse, de façon parfois intense, et parfois de manière presque imperceptible (les infra émotions). Quoiqu'il en soit, les émotions font partie de nous, et s'imposent à nous. Elles sont des messagères et nous informent de ce qui est a priori bon pour nous. Agréables ou non, elles ne mentent pas. Elle sont. Tout simplement.


Si nous avons aujourd'hui autant de difficultés à faire face aux événements de la vie, c'est pour une grande partie parce que nous avons appris à penser, à réfléchir, processer, analyser, structurer, mais que nous nous sommes coupés de nos émotions et ne parvenons pas à les comprendre, voire parfois à les ressentir.

Pourquoi ?


Parce que l'on n'a pas appris à décoder et piloter nos ressentis et nos émotions. Peut-être n'avons-nous pas eu accès à cet espace émotionnel pour les vivre librement. C'est-à-dire que lorsque nous étions enfant, on s'est peut-être empêché de pleurer car on nous a souvent répété "mais non, ne pleure pas ce n'est pas grave", ou on a contenu notre colère pour ne pas faire de vague ou bien par peur de décevoir (nos parents, notre maîtresse, ..), etc etc.. Nous n'arrivons pas bien à les gérer, parce que nous n'avons pas appris à les écouter, les nommer, et encore moins à les exprimer. Depuis longtemps, que ce soit lié à notre éducation, au conformisme social, à ce que l'on a expérimenté à l'école ou dans le milieu professionnel, nous avons appris à taire nos émotions et à nous adapter. Les mettre sous le tapis parce qu'elles nous encombrent, parce qu'elles dérangent, et que l'on se sait pas bien quoi faire avec. En pensant ainsi les contrôler. Malheureusement, ce que la citation nous renvoie, c'est que loin de les contrôler, les rôles s'inversent. Les émotions dont nous ne occupons pas consciemment s'occupent de nous inconsciemment.

Pour être plus explicite : si je ne prends pas soin de ma colère, elle me manipule et à un moment, elle explose (je crie, je m'emballe, je perds mes moyens..) et n'est pas toujours dirigée vers le bon objet ou la bonne personne. Elle peut aussi imploser et c'est à l'intérieur que je me tends de plus en plus et que, peut-être, je déprime. Si ne n'écoute pas cette part de créativité qui m'appelle, petit à petit je perds mon énergie et mon envie. Et je remets ainsi en question un tas de chose qui n'ont potentiellement rien à voir avec la source principale, mon émotion refoulée.

Comment peut-on aujourd'hui s'y reconnecter ?


Déjà, prendre conscience que les émotions font partie de nous, qu'elles s'imposent à nous, nous traversent et nous mettent en mouvement. En vie. C'est ce qu'on appelle l'intelligence émotionnelle, ou encore l'intelligence du cœur. La palette émotionnelle est large, et on peut vivre autant d'émotions positives que négatives. Le tout, c'est de les vivre, pour éviter de les refouler, souvent inconsciemment.


Mieux les comprendre et mieux les vivre, ça ne veut pas dire "supprimer toutes les émotions négatives qui nous sont désagréables". C'est tout simplement les repérer, les percevoir, les ressentir, pour les accepter et les laisser s'exprimer, pour ne plus subir et être empêché. Les émotions sont. Si j'en veux à quelqu'un, l'idée n'est pas de savoir si j'ai raison ou tort, je lui en veux, point. C'est là. C'est mon ressenti et j'ai le droit de le vivre. A moi de l'accepter, de me l'avouer, pour ensuite voir ce que j'en fais. Un enfant qui se met en colère et s'énerve pendant quelques minutes, en pleurant, criant ou tapant, a le mérite de s'exprimer. Quelques minutes plus tard, il passe à autre chose. La colère est libérée, l'événement est oublié. Adulte, nous avons du mal à exprimer cette émotion de cette manière. Souvent, on la contient, on passe à autre chose, mais on rumine. Et une heure plus tard, on n'est toujours pas passé à autre chose car ce ressenti persiste. On n'ose pas, comme l'enfant, s'exprimer. Parce que ce n'est pas le moment, pas le lieu, parce que je serai ridicule, parce que je passerai pour un.e hystérique...Du coup on se retient, on prend sur nous, et ça ressort plus tard. On a pourtant le droit de pleurer et de crier. Certes, si le lieu ou le moment ne s'y prête vraiment pas, rien ne nous empêche de nous retenir un peu et de s'isoler ensuite pour libérer tout ça. Et sur le moment, on peut tout aussi bien exprimer cette colère sans crier, avec des mots, tout simplement. L'idée, c'est surtout de l'exprimer. A la bonne personne, pour le bon objet. Nous avons le choix qu'un enfant n'a pas dans ses premières années. Ré-inspirons-nous d'eux !


Apprivoiser ses ressentis est un entraînement de chaque instant. Plus nous connaissons nos sentiments et apprivoisons nos ressentis, plus nous pouvons les relier à nos besoins. Et plus nous connaissons nos besoins, plus il nous est facile de les exprimer, de les respecter, de les combler, et ainsi, de se sentir aligné.e tout en minimisant nos frustrations.


L'un de mes mentors nous disait : "Ce que l'on accepte se transforme, ce que l'on refoule se consolide dans l'ombre et nous revient en boomerang". Boum.


Si on ne le voit pas (re)venir - le boomerang -, ça peut faire mal. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez commencer à vous entraîner dès aujourd'hui, et chaque jour. En laissant venir vos émotions et en ne cherchant pas à les contenir. En essayant de mettre le bon nom dessus. Si c'est juste, vous le sentirez. Petit à petit, vous développerez la conscience et le langage de cette fameuse "vie intérieure". Ce sera alors plus facile de les piloter, de les exprimer à d'autres, et ainsi, d'ajuster vos comportements.


Bien entendu, vous pouvez aussi faire le choix de vous faire accompagner par un.e thérapeute pour vous aider.

Le bénéfice de tout ça ?

Mieux vivre votre expérience humaine, tout simplement :)

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